{"id":77,"date":"2012-07-12T22:53:00","date_gmt":"2012-07-12T21:53:00","guid":{"rendered":"http:\/\/saber.comule.com\/?p=77"},"modified":"2012-07-13T18:05:35","modified_gmt":"2012-07-13T17:05:35","slug":"la-parabole-des-porcs-epics","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/saber-benmimoun.com\/?p=77","title":{"rendered":"La parabole des porcs-\u00e9pics"},"content":{"rendered":"<p dir=\"ltr\">Le philosophe Shopenhoer, c\u00e9l\u00e8bre pessimiste, porte un regard ironique sur les relations sociales, n&#8217;h\u00e9sitant pas \u00e0 comparer les hommes \u00e0 des porcs-\u00e9pics*.<\/p>\n<p>Un \u00e9t\u00e9, une famille de h\u00e9rissons, vint s\u2019installer dans la for\u00eat, il faisait beau, chaud, et toute la journ\u00e9e les h\u00e9rissons s\u2019amusaient sous les arbres.<!--more--><\/p>\n<p>Ils batifolaient dans les champs, aux abords de la for\u00eat, jouaient \u00e0 cache-cache entre les fleurs, attrapaient des mouches pour se nourrir, et la nuit , ils s\u2019endormaient sur la mousse , tout pr\u00e8s des terriers.<\/p>\n<p>Un jour , ils virent tomber une feuille d\u2019un arbre : c\u2019\u00e9tait l\u2019automne. Ils jou\u00e8rent \u00e0 courir derri\u00e8re les feuilles, qui tombaient de plus en plus nombreuses,et comme les nuits \u00e9taient un peu fra\u00eeches, ils dormaient sous les feuilles mortes.<\/p>\n<p>Or il se mit \u00e0 faire de plus en plus froid , dans la rivi\u00e8re, parfois, on trouvait des gla\u00e7ons.<br \/>\nLa neige avait recouvert les feuilles, les h\u00e9rissons grelottaient toute la journ\u00e9e et la nuit, tant ils avaient froid, ils ne pouvaient fermer l\u2019\u0153il.<\/p>\n<p>Aussi , un soir, ils d\u00e9cid\u00e8rent de se serrer les uns contre les autres pour se r\u00e9chauffer, mais s\u2019enfuirent aussit\u00f4t aux quatre coins de la for\u00eat, avec leurs piquants, ils s\u2019\u00e9taient bless\u00e9s le nez et les pattes.<\/p>\n<p>Timidement, ils se rapproch\u00e8rent, mais encore une fois, ils se piqu\u00e8rent le museau, et chaque fois qu\u2019ils couraient les uns vers les autres, c\u2019\u00e9tait la m\u00eame chose.Quand le besoin de se chauffer les eut rapproch\u00e9s de nouveau, le m\u00eame inconv\u00e9nient se renouvela, de fa\u00e7on qu\u2019ils \u00e9taient ballott\u00e9s de \u00e7\u00e0 et de l\u00e0 entre les deux souffrances Pourtant , il fallait trouver absolument comment se rapprocher : les oiseaux les uns contre les autres se tenaient chaud, les lapins, les taupes, tous les animaux aussi.<\/p>\n<p>Alors , tout doucement, petit \u00e0 petit, soir apr\u00e8s soir, pour avoir chaud, mais pour ne pas se blesser, ils s\u2019approch\u00e8rent les uns des autres, ils abaiss\u00e8rent leurs piquants, et avec mille pr\u00e9cautions, ils trouv\u00e8rent enfin la bonne distance. \u00a0Et le vent qui soufflait, ne leur faisait plus mal, ils pouvaient dormir, bien au chaud, tous ensemble\u2026..<\/p>\n<p>* Porcs-\u00e9pics= h\u00e9rissons<br \/>\nCeci n&#8217;est pas le texte original , mais une r\u00e9\u00e9criture de la fable de SCHOPENHAUER.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-<\/p>\n<p>Avec cette fable, Arthur \u00adSchopenhauer (1788-1860) r\u00e9sume sous une forme simple un des aspects importants de sa \u00adpens\u00e9e. Comme les porcs-\u00e9pics en hiver, les \u00adhommes sont selon lui pouss\u00e9s les uns vers les autres par \u00ab le besoin de soci\u00e9t\u00e9, n\u00e9 du vide et de la monotonie de leur propre int\u00e9rieur [\u2026], mais leurs nombreuses qualit\u00e9s repoussantes et leurs insupportables d\u00e9fauts les dispersent de nouveau. La distance moyenne qu&#8217;ils finissent par d\u00e9couvrir et \u00e0 laquelle la vie en commun devient possible, c&#8217;est la politesse et les bonnes mani\u00e8res \u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le philosophe Shopenhoer, c\u00e9l\u00e8bre pessimiste, porte un regard ironique sur les relations sociales, n&#8217;h\u00e9sitant pas \u00e0 comparer les hommes \u00e0 des porcs-\u00e9pics*. Un \u00e9t\u00e9, une famille de h\u00e9rissons, vint s\u2019installer dans la for\u00eat, il faisait beau, chaud, et toute la journ\u00e9e les h\u00e9rissons s\u2019amusaient sous les arbres.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":78,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-77","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-contes_philosophiques","category-4","description-off"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/saber-benmimoun.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/77","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/saber-benmimoun.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/saber-benmimoun.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/saber-benmimoun.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/saber-benmimoun.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=77"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/saber-benmimoun.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/77\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":137,"href":"https:\/\/saber-benmimoun.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/77\/revisions\/137"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/saber-benmimoun.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/78"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/saber-benmimoun.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=77"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/saber-benmimoun.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=77"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/saber-benmimoun.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=77"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}